Et si le vin d’Alsace venait entrait enfin dans l’Histoire ?!

Depuis quatre décennies, l’Alsace est connue et reconnue pour sa passion du vin, qu’il s’agisse de le boire ou le produire. Agriculture ancestrale gravée en terre alsacienne, le vin blanc a offert ses premières lettres de noblesse à la région dont Strasbourg est la capitale en se voyant couronné de l’appellation grand cru.

Mais si les vins blancs ont depuis longtemps gagné la bataille de la reconnaissance, les rouges n’ont pas dit leurs derniers mots et viennent enfin de marquer une révolution dans le secteur viticole alsacien.

Les premiers vins rouges alsaciens reconnus grands crus

Le 13 mai dernier, le vent du changement a soufflé en Alsace. Il n’était pas politique, mais agricole avec l’ajout de deux vins rouges à l’appellation Alsace grand cru.

La domination du vin blanc en Alsace ne date pas d’hier. Après la guerre et la cession de l’Alsace à la France, les disparités juridiques ont retardé l’implantation de nombre de législations communes à la France, dont les appellations. C’est pourquoi ce n’est qu’en 197 que sera créée l’appellation Alsace grands crus ; une appellation qui sera vide de sens près d’une décennie, car les premiers vins portant l’AOP seront désignés en 1983. De nos jours, 51 vins alsaciens détiennent l’appellation Alsace grands crus, et ils sont tous blancs !

Cela est surtout dû à la production de cépages blancs, plus adaptés au climat d’Alsace qui avoisine les 90% des vins produits. Et voilà que les 10% de cépages rouge viennent de se voir eux aussi attribuer l’AOP, plus précisément pour deux vins du cépage Pinot Noir, le Kirchberg et le Hengst. Cette appellation pourra être appliquée dès le millésime 2022 qui sera prochainement récolté.

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Qu’est-ce qu’un grand cru ?

Un grand cru est une appellation contrôlée en France et qui désigne des vins d’excellence, de qualité supérieure, car obéissants à un cahier des charges strict. Si l’Alsace possède déjà ses vins d’AOP grands crus, depuis les années 2000, les viticulteurs de la région ont déposé un dossier pour que certains vins rouges de la région puissent eux aussi bénéficier de cette AOP. Il est bien connu que le temps de réponse de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) est long, dut au besoin de certifier de la qualité, des charges et de l’engagement des vignobles du Lieu-dit qui recevra l’AOP.

Des viticulteurs heureux d’un premier pas annonciateur

Depuis des années, les viticulteurs de la région désignent entre eux ces vins de grands crus, bien que l’AOP ne leur soit pas encore étiquetée. Un non-sens pour certains vignerons qui s’indignent que des cépages blancs et noirs, plantés côte à côte ne bénéficient pas de la même appellation d’origine protégée.

Pour les vignerons dont le vin rouge bénéficie de l’AOP, la décision est claire, il est hors de question de hausser les prix. Certaines bouteilles, comme le Hengst rouge, sont depuis un moment vendues à 45 euros.

Le Pinot Noir vient de remporter la première victoire, mais la guerre, elle, n’est pas encore terminée !

Nour E. Bakhos

Rédactrice depuis plus de trois ans, l'actualité, l'entreprenariat et l'histoire sont mes passions. Flâneuse, bosseuse et amoureuse de l'écriture, je sillonne le web sans jamais m'en lasser !

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