Nouveau rebondissement et nouvel espoir pour les anti-GCO, mais à quel prix ?

Fraîchement nommée Première ministre, l’ex-ministre du Travail, des Transports et de la Transition écologique doit faire face à une triple urgence : la formation de son équipe gouvernementale et la lutte législative à mener, tout en portant sur ses épaules les diverses attentes sur l’écologique et le pouvoir d’achat. Alors que durant son ancien mandat de ministre, Mme Borne a pris des positions écologiques contestées, à l’approche de l’examen des autorisations concernant le contournement ouest de Strasbourg (GCO) par le tribunal administratif, quelle sera la position de la Première ministre ?

Une mise en service déjà controversée

Pour rappel, alors que ce projet de contournement de Strasbourg par l’ouest est entré en vigueur le 17 décembre dernier, c’est depuis 1999 qu’il fait parler de lui.

Le tracé de cette autoroute (A355) de 24 km a depuis le début du mal à convaincre sur son utilité et son impact environnemental. Finalement, c’est en 2018 que le ministère de la Transition écologique confirme que « le projet va se poursuivre jusqu’au bout. » Le but premier de l’autoroute est de désengorger les routes de Strasbourg, principalement des poids lourds, et d’éviter ainsi les bouchons.

Pourtant, après un peu plus de cinq mois de mise en service, le bilan de l’autoroute A355 continue de diviser les avis.

La commission d’enquête pour l’étude de l’impact du Grand Contournement ouest de Strasbourg donne un avis négatif

Le 17 mai dernier, la commission chargée de l’enquête pour examiner l’étude de l’impact du GCO a rendu un avis dépréciatif concernant l’autoroute. Cette étude survient avant l’examen des autorisations par la justice administrative en juillet prochain.

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Les anti-GCO, notamment le collectif « GCO Non merci ! » se tourne actuellement vers la préfecture du Bas-Rhin dans l’espoir « qu’un arrêté préfectoral soit produit afin de limiter l’A355. » La fédération de la protection de l’environnement alsacien, Alsace Nature, déplore quant à elle « les mauvais résultats du GCO et la destruction massive des écosystèmes à laquelle sa mise en service a mené. » 

Elisabeth Borne, nouvel espoir pour les anti-GCO ?  

Hasard du calendrier ou taquinerie du temps, la nomination d’Élisabeth Borne survient juste avant l’examen des autorisations que va connaître le grand contournement ouest de Strasbourg dans les prochaines semaines.

Pourtant, celle qu’Emmanuel Macron qualifiait de « quelqu’un attachée à la question environnementale » apporte avec elle à Matignon un bilan écologique et environnemental mince. Considérée comme une « écolo pragmatique » par certains et comme « ministre fantôme de l’écologie » durant son année à la tête du ministère de la transition écologique par d’autres, la nouvelle cheffe du gouvernement est attendue au tournant sur le dossier environnemental. D’après les dernières rumeurs, Elisabeth Borne compte bien gérer les dossiers écologiques d’une main de maître.

Ceci annonce peut-être le souffle du changement, à l’heure où les anti-GCO de Strasbourg et d’ailleurs espèrent pouvoir reconvertir l’autoroute A355 en champs photovoltaïques ou en chemin de fer. Tout repose sur l’agenda écologique de l’architecture ministérielle à venir.

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Nour E. Bakhos

Rédactrice depuis plus de trois ans, l'actualité, l'entreprenariat et l'histoire sont mes passions. Flâneuse, bosseuse et amoureuse de l'écriture, je sillonne le web sans jamais m'en lasser !

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