Haut-Rhin : quand une rave party détruit des mois de travail et le salaire de plusieurs éleveurs

Plus de 2000 personnes ont participé à une grande rave party non autorisée dans un champ de la commune de Guémar, au nord de Colmar. Plus de 120 gendarmes ont été mobilisés en vain : rien n’a pu empêcher les fêtards de s’y rendre, au grand damne des autorités et surtout, des éleveurs locaux.

Des fêtards de toute la France réunis pour une free party illégale

La préfecture du Haut-Rhin a eu vent d’un potentiel rassemblement plusieurs jours auparavant. Des mesures ont été prises, notamment le blocage de tous les accès vers le lieu en question et le déploiement d’un grand nombre d’agents de l’État.

Dans la nuit du vendredi au samedi, plusieurs centaines d’automobilistes se sont stationnés sur l’autoroute A35 et la route départementale 83 à Saint-Hippolyte, attendant de recevoir par message les coordonnées exactes de la fête, comme il est d’usage de le faire pour ce genre de rassemblement illégal.

Peu après minuit, les véhicules se sont dirigées vers la localisation de la rave party, créant un grand embouteillage sur l’autoroute. Des altercations et plusieurs bras de fer ont eu lieu entre les gendarmes et les fêtards coincés sur la RD83, jusqu’à ce que les gendarmes décident d’ouvrir l’autoroute et de les laisser passer, débordés par le nombre important de véhicules.

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D’après Alexandre Jeaunaux, colonel de la Gendarmerie nationale du Haut-Rhin, les fêtards venaient de la France entière et même de Belgique. Plusieurs infractions pour conduite en état d’ivresse et consommation de stupéfiants ont été déclarées.

Les éleveurs de la région perdent cinq hectares de foin   

La zone choisie par les fêtards est une enclave bas-rhinoise, connue pour accueillir plusieurs hectares d’herbe du Ried, cultivés et utilisés pour fournir les éleveurs de la région en foin. Jusqu’à maintenant, plus de cinq hectares sont compromis à cause de ce rassemblement. Ils ne pourront pas être fauchés et la perte est importante, rappelle Claude Hubert le maire de Saint-Hippolyte : « à cause de la sécheresse qui a appauvri les réserves de fourrages, cette herbe est très précieuse cette année. »

Le maire de la commune quant à lui déplore ses dégradations : « qui va pouvoir indemniser les éleveurs et les dégâts ? » Cette question reste jusqu’à lors en suspens. 

Nour H. Bakhos

Rédactrice depuis plus de trois ans, l'actualité, l'entreprenariat et l'histoire sont mes passions. Flâneuse, bosseuse et amoureuse de l'écriture, je sillonne le web sans jamais m'en lasser !

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