Expérimentations humaines sur des juifs : l’université de Strasbourg arrive à la fin de son enquête

Il existe des périodes et des histoires sombres du passé que l’on préfère souvent enterrer pour ne plus y penser. Passé l’horreur et la dureté de la guerre, nombreux sont les gens, les scientifiques et les chercheurs à préférer, intentionnellement ou pas, ne pas creuser les sujets bien trop douloureux d’une blessure encore fraîche. Mais ce n’est pas le cas pour la faculté de Médecine de l’université de Strasbourg. 

En effet, pour compléter les travaux de recherches menées entre 2015 et 2017, une Commission de Recherche Historique spéciale a été chargée d’examiner toute la collection médicale de la faculté, afin de mettre en lumière les possibles expérimentations humaines perpétrées par les nazis.

La commission révèlera son rapport dans la journée. 

L’université de Strasbourg sous l’emprise nazie 

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville de Strasbourg, située à la frontière allemande, est prise entre deux feux. Rapidement, l’Allemagne nazie l’annexe et la population est évacuée. Lorsque l’armistice est signé sous le régime de Vichy, les Allemands prennent alors possession des institutions et parmi eux, la célèbre université de Strasbourg. 

Alors que l’université a été transférée à Clermont-Ferrand et que la plupart des élèves et professeurs ont fui, les nouveaux dirigeants prennent possession des lieux et y fondent la Reichsuniversität : l‘université du Reich de Strasbourg. De nouveaux cours sont créés pour coller à l’idéologie de primauté raciale des nazis et propager ces idées à travers les gens de science.

Une vérité nécessaire, mais difficile

Alors que les recherches datant de 2015-2017 ont servi à mettre en lumière des épisodes macabres de l’histoire et des expériences inhumaines à répétition, plusieurs zones d’ombres étaient encore présentes. C’est donc naturellement que beaucoup espèrent de ce nouveau rapport des éclaircissements précis et francs sur cette période d’occupation nazie. 

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Des premières recherches ont permis de découvrir des histoires à glacer le sang. Expérimentations humaines, gazage de masse dans le but de trouver un antidote au gaz moutarde ou encore mise en place d’une collection de squelettes juifs, la Commission de Recherche Historique a décidé de plonger dans le passé qui fait mal.

Peut-être enfin le moyen de tourner la page et de mettre un point final sur ces années noires. 

Nour H. Bakhos

Rédactrice depuis plus de trois ans, l'actualité, l'entreprenariat et l'histoire sont mes passions. Flâneuse, bosseuse et amoureuse de l'écriture, je sillonne le web sans jamais m'en lasser !

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