Netflix bat de l’aile: quelles conséquences pour les Strasbourgeois ?

Depuis près d’une dizaine d’années, Netflix conquiert et monopolise le marché du streaming vidéo. Géant parmi les géants, la plateforme n’a cessé de croître, passant de 50 millions d’abonnés en 2015 à 200 millions en 2022.

Un succès qui a fait fructifier les efforts de la plateforme et transformé l’univers des séries télévisées. Cependant, rien n’est éternel et depuis quelques mois, Netflix accuse une chute importante de son nombre d’abonnés.

Netflix, un géant aux pieds d’argiles

En effet, depuis le premier trimestre 2022, Netflix ne cesse de voir son nombre d’abonnements piquer du nez. Une nouveauté qui a de quoi inquiéter la compagnie puisque celle-ci n’a jusque-là connu qu’une puissante hausse de son nombre d’abonnés.

Pourtant, les trois premiers mois de l’année ont démontré une perte de 200 000 abonnements Netflix. Un chiffre certes léger face aux 200 millions d’abonnés, mais qui reste inédit.

Non content de connaître son premier échec, Netflix voit le taux de désistement continuer et arrive à près d’un million d’abonnements en moins sur sa plateforme fin second trimestre.

Une stratégie à double tranchant

Depuis sa création, Netflix a joué d’une stratégie qui aujourd’hui montre ses limites : celles de la surenchère. En faisant augmenter ses prix année après année, Netflix arrive petit à petit au point de rupture, lorsque les abonnés commencent à réviser leur jugement et ne souhaitent plus renouveler leur abonnement.

Alors que le marché s’inonde de services de streaming comme Disney+ et PrimeVideo, Netflix peut se targuer de connaître ce désistement au pire moment, et en prévoir bien d’autres à l’avenir. Nul doute que ces personnes se dirigeront pour la plupart vers la concurrence, souvent bien moins onéreuse que Netflix.

Lire :   Strasbourg ouvre ses portes à Marc Rebillet, l’homme qui a insulté Emmanuel Macron

Pour pallier à cette fuite, Netflix décide de multiplier ses sources de revenus en y intégrant une nouvelle option. Désormais, il n’est plus question d’abonnement plus onéreux, mais moins cher.

L’entreprise serait déjà en pourparlers avec des annonceurs désireux de publier leurs publicités sur la plateforme. Netflix proposera ainsi une option de streaming moins chère disponible pour les téléspectateurs qui acceptent de recevoir des pubs.

Le partage de compte fait lui aussi des ravages puisqu’il permet à plusieurs personnes de se connecter avec un seul compte. Une grosse perte à laquelle Netflix tente de pallier en instaurant une réglementation sur le partage de compte dans certains pays d’Amérique du Sud. Désormais au Pérou, au Salvador ou encore en Argentine, tous les nouveaux profils ajoutés à un compte seront facturés 2,99 €.

Et Strasbourg dans tout ça ?

On peut penser que le désistement que connaît Netflix ne va pas toucher la ville de Strasbourg. En effet, avec 10 millions de foyers abonnés, la France fait partie des gros clients de Netflix. Il n’est donc pas facile de savoir ce qu’il va se passer, cependant les hausses de prix continus – essence, nourriture, hygiène … entraînent forcément des restrictions. Il semble clair que nombre de Français pensent de façon sérieuse à arrêter leur compte Netflix, mais l’hexagone n’a pas encore compté de grosse perte pour le moment.

Nour H. Bakhos

Rédactrice depuis plus de trois ans, l'actualité, l'entreprenariat et l'histoire sont mes passions. Flâneuse, bosseuse et amoureuse de l'écriture, je sillonne le web sans jamais m'en lasser !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.