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Un foyer qui a vu passer des générations d'étudiants
et des activités de toutes sortes
A l’origine ce foyer s’appellait le « Foyer du Docteur Huter », du nom d’un généreux donateur qui, de son vivant, a légué le bâtiment qui lui appartenait pour y créer « un foyer d’œuvres sociales et d’éducation pour jeunesse » ou « de venir en aide à des personnes âgées ou nécessiteuses ».
Le donateur avait donc largement ouvert les possibilités d’action future. L’association a été fondée en mars 1936. Un internat abritant des élèves du Gymnase Jean Sturm y fut installé. C’est après la seconde guerre mondiale que l’aumônerie universitaire put se développer dans cette maison idéalement située, non loin du Palais Universitaire.
Au début, on y trouvait un secrétariat, le logement de l’aumônier, quelques chambres d’étudiants et même un couple de concierges.
En juillet 2009, l'ensemble immobilier du 7 Avenue de la Forêt Noire a été cédé à la Fondation St-Guillaume, pour le montant d'un euro symbolique, à charge pour celle-ci d'entreprendre tous travaux de remise aux normes et de poursuivre l'activité d'hébergement étudiant dans l'esprit qui avait prévalu jusque-là.
Le donateur avait donc largement ouvert les possibilités d’action future. L’association a été fondée en mars 1936. Un internat abritant des élèves du Gymnase Jean Sturm y fut installé. C’est après la seconde guerre mondiale que l’aumônerie universitaire put se développer dans cette maison idéalement située, non loin du Palais Universitaire.
Au début, on y trouvait un secrétariat, le logement de l’aumônier, quelques chambres d’étudiants et même un couple de concierges.
En juillet 2009, l'ensemble immobilier du 7 Avenue de la Forêt Noire a été cédé à la Fondation St-Guillaume, pour le montant d'un euro symbolique, à charge pour celle-ci d'entreprendre tous travaux de remise aux normes et de poursuivre l'activité d'hébergement étudiant dans l'esprit qui avait prévalu jusque-là.
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Il y a plus de 60 ans, en novembre 1949, on assista à la création de l'aumônerie universitaire protestante à Strasbourg.
Les protestants adorent commémorer ! Mais l'idée de cette note ne m'est pas venue d'une fascination particulière pour le passé. C'est une demande de recherche concernant nos archives qui m'a fait redécouvrir que le premier pasteur nommé comme aumônier fut Henri Hatzfeld. Celui-ci a commencé son travail au 4 rue de l'Université et non au 7 Avenue de la Forêt-Noire. Il est cité dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 23 novembre 1949 :
"La génération actuelle se trouve devant un avenir bouché, ce qui explique à la fois la réserve et la méfiance dont elle témoigne." Curieux, je n'imaginais pas que l'on pouvait s'exprimer en ces termes dans l'immédiat après-guerre. Henri Hatzfeld est l'auteur du Journal d'un pasteur appelé La flamme et le vent, que je relis avec plaisir ces jours-ci. Son éditeur, le Seuil, l'a intitulé "roman". Il s'agit bien d'une sorte d'auto-fiction en forme de Journal, genre qui convenait, selon Henri Hatzfeld (qui vit toujours !), pour l'expression de réflexions intégrées dans le cours d'un récit, un peu à la manière de Diderot.
Henri Hatzfeld n'est pas resté pasteur. Après son ministère d'aumônier, il est entré à l'Institut du Travail à Strasbourg et a poursuivi plus tard une carrière universitaire. Suite un autre jour... G. JANUS
"La génération actuelle se trouve devant un avenir bouché, ce qui explique à la fois la réserve et la méfiance dont elle témoigne." Curieux, je n'imaginais pas que l'on pouvait s'exprimer en ces termes dans l'immédiat après-guerre. Henri Hatzfeld est l'auteur du Journal d'un pasteur appelé La flamme et le vent, que je relis avec plaisir ces jours-ci. Son éditeur, le Seuil, l'a intitulé "roman". Il s'agit bien d'une sorte d'auto-fiction en forme de Journal, genre qui convenait, selon Henri Hatzfeld (qui vit toujours !), pour l'expression de réflexions intégrées dans le cours d'un récit, un peu à la manière de Diderot.
Henri Hatzfeld n'est pas resté pasteur. Après son ministère d'aumônier, il est entré à l'Institut du Travail à Strasbourg et a poursuivi plus tard une carrière universitaire. Suite un autre jour... G. JANUS







